Faire du compost avec les morts : une idée belge qui ne séduit pas tout le monde. 

 

L'idée, portée par Ecolo à Mons (Belgique), de faire du compost avec les morts, a été déposée au conseil communal. Cependant, l'idée ne plait pas à tout le monde. 
L'humusation permet de transformer le corps humain en humus, c'est-à-dire en compost. Le principe est assez simple : le défunt repose dans un monument funéraire végétal et est transformé en humus au bout d'un an. Cet humus peut alors être utilisé pour planter un arbre du souvenir ou peut être répendu sur des sols appauvris. 

Nos inhumations polluent 

En Belgique, comme en France, seuls deux solutions sont légalement autorisées : l'inhumation et la crémation. Ces deux solutions ne sont, d'après les défendeurs de l'humusation, pas "idéales d'un point de vue environnemental" . En effet, l'inhumation ne permet pas l'élimination des produits métalliques comme les plombages ou les prothèses, ou chimiques, comme les médicaments et perturbateurs endocriniens acucmulés dans le corps. De son côté, la crémation est très coûteuse en énergie fossile et produit des rejets atmosphériques qui polluent l'air et participent au réchauffement climatique. 

Le corps humain est-il sacré ? 

Les principaux opposants à l'humusation avance l'argument que la dépouille humain est un élément sacré. La transformation du corps humain en compost semble donc heurté ses opposants.
Par ailleurs, le caractère écologique de cette méthode qu'est l'humusation n'a été contrôlée par aucune étude. "On peut dès lors s'interroger sur le parcours alimentaire et médicamenteux de nos défunts puisque celui-ci influence les risques de pollution des sous-sols par les liquides organiques ou par les risques de pollution gazeuse", peut-on lire. La dimension écologique ne semble donc pas faire le poids face à la sacreté du corps humain. 

Pourtant, dans plusieurs autres communes belges telles que Walhain, Chaumont-Gistoux ou Ottignies-Louvain-la-Neuve, ce procédé a été autorisé par les communes. 
Alors, donnez-nous votre avis : seriez-vous pour ou contre une telle pratique en France? 

 

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